Le dessin...

     Après avoir passé par les étapes usuelles: découverte du ciel, apprentissage du maniement du télescope, lecture de cartes du ciel, etc. j'ai cherché un moyen d'aiguiser mon acuité visuelle. J'ai tout d'abord tenu un "journal de bord" de mes observations. C'est un excellent moyen de se remémorer les faits saillants d'une soirée. De plus, je me suis aperçu qu'en commentant une observation, j'étais forcé de bien observer les détails d'une image afin de mieux rendre celle-ci en mots. Cette méthode me suffisait jusqu'à ce que je "tombe" sur cet article. Le lecteur qui veut pratiquer le dessin astronomique, n'a qu'à appliquer les conseils prodiguer sur le lien mentionné précédemment.

     Je me suis aperçu que les détails fins d'une image, qui passaient inaperçus auparavant, devenaient maintenant visibles à force d'observer et d'essayer de dessiner l'image en question. La raison en est simple, je passais beaucoup plus de temps sur un objet donné a l'observer "sous toute ses coutures".   

     Tout d'abord, précisons que pour moi le but ultime n'est / n'était pas de réussir LE dessin parfait mais plutôt d'aller chercher les détails d'un objet céleste, alors mes dessins ne me servent que de références  pour fin de comparaison et non pour une exposition...

     Pour débuter

     1) L'oeil

     Il  faut en moyenne de 20 à 30 minutes pour que notre oeil s'adapte convenablement à la vision de nuit (vision nocturne). Une fois notre oeil adapté à la vision de nuit, il faut faire attention pour ne pas l'éblouir en allumant une lumière (lampe de poche, allumette, feu de camp, etc.) Sinon, il faut attendre encore une vingtaine de minutes... Pour voir ce que l'on fait, on utiliser une lampe de poche qui émet de la lumière rouge. On peut tout simplement poser un filtre rouge sur la surface d'une lampe de poche ou se fabriquer une lampe de poche à DEL. La raison pourquoi nous utilisons une lumière rouge; c'est que l'oeil humain est moins sensible à la lumière rouge qu'à toute les autres couleurs.

     2) Outils d'observations

     Il n'est pas obligatoire de posséder un télescope pour dessiner le ciel. On peut très bien s'allonger sur une chaise longue pour dessiner le ciel à l'oeil nue. C'est un excellent moyen pour apprendre les constellations ainsi que pour déterminer les magnitudes limites du ciel d'où nous observons. On peut aussi utiliser des jumelles pour effectuer nos observations et nos dessins. Toutefois, le dessin au télescope nous permet plus de choix quant aux "cibles" potentielles.

     Si on utilise un télescope, quelques facteurs sont à considérer afin d'utiliser au maximum l'outil à notre disposition. Il est primordial de s'assurer de la collimation du télescope. Effectivement, un mauvais alignement des miroirs aura pour effet que l'image obtenue manquera de "punch" et sera plus ou moins précise selon le degré de "décollimation". Le lecteur pourra consulter cet excellent article  pour en connaître un peu plus sur le sujet.

     On devra aussi s'assurer que notre télescope aie atteint l'équilibre thermique. C'est-à-dire que la température des pièces optiques soit à la température ambiante. Effectivement, trop de gens sortent leur télescope quelques minutes seulement avant d'observer. Il faut savoir que; tout dépendant de l'écart entre la température de "stockage" et celle d'utilisation, certains télescopes nécessitent plus de 2 heures pour atteindre l'équilibre. C'est la raison pour laquelle on refroidit l'air à la température nocturne prévue pendant les journées chaudes à l'intérieur des observatoires professionnels. Les conséquences d'une mauvaise adaptation thermique sont désastreuses pour une observation de précision...

     En plus de l'équilibre thermique du télescope, il est bon de préciser que tout instrument optique devrait être en équilibre thermiquement, oculaires, filtres, etc...

     L'utilisation de filtres favorise grandement l'observation. Le lecteur peut consulter la page des filtres pour plus de détails sur leur utilisation.

     3) Un peu de "théorie pratique"

     Conséquence d'un mauvais équilibre thermique, les courants d'air à l'intérieur d'un tube optique peuvent être la source de turbulences locales lorsqu'au contact de l'air extérieur. Ce qui occasionnera des images troubles et "dansantes". Autre effet de turbulences: les turbulences atmosphériques. Ce qui est traduit en observation par le "seeing". Malheureusement, nous n'avons pas le contrôle sur ces turbulences et nous devons composer avec.

     Malgré tout, il est toujours possible d'observer, car très souvent il arrive que les conditions du seeing changent en l'espace de peu de temps. Et même si l'image est influencée par des turbulences, il y a souvent des moment d'accalmies qui nous permettent de voir des détails précis. Ces moments peuvent durer quelques fractions de secondes à plusieurs secondes. C'est pourquoi il faut être concentré et garder l'oeil à l'oculaire.

     Un truc que j'utilise afin de vérifier l'état du ciel, (lire la stabilité du ciel) est d'observer les sillons d'échappements des avions à réactions dans le ciel. Lorsqu'ils se dispersent rapidement derrière l'avion, il y a des chances qu'il y aie des courant d'air assez fort dans l'atmosphère, mais si la trace demeure visible et presque intacte longtemps après le passage de l'avion, la stabilité est bonne. ( Bien entendu, c'est un truc de grand-mère et je ne suis pas météorologue... Mais ça a toujours fonctionné pour moi...). On peut aussi observer le scintillement des étoiles, si elle scintille jusqu'à très haut dans le ciel, ça n'augure pas très bien.

 

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Mars 2006